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Investissement en vin : les impacts du Brexit sur le Livex

Investir dans le vin constitue un excellent moyen de diversifier son portefeuille d’actifs. Sa rentabilité est élevée et la demande mondiale en forte hausse, notamment en grands crus des bordelais, dont la production est relativement limitée. Le Livex ou London International Vintners Exchange est un indice utilisé en termes d’échanges d’investissements en vin. Il peut afficher un pourcentage variant à la hausse comme à la baisse et est constitué de plusieurs références de millésimes et de châteaux. Le Livex concerne particulièrement le bordelais. Depuis que la Grande Bretagne a signé sa sortie de la zone euro le 23 juin 2016, certains impacts sur le Livex sont attendus.

Les Anglais en effet sont de grands consommateurs de grands crus de qualité. Le vin de Bordeaux est notamment très apprécié en Grande Bretagne, avec une forte appétence enregistrée depuis le 19ème siècle. Sixième consommateur de vins de Bordeaux, le Royaume-Uni fait effectivement partie des plus grands exportateurs d’or rouge. Si le Brexit ou « British Exit » est effectif depuis maintenant un an, la baisse du cours de la livre sterling a également été enregistrée. Par conséquent, les répercussions sur l’importation des grands crus bordelais ont été attendues, à savoir la baisse de l’exportation. Or, contrairement aux prévisions, le Livex 100 a connu une progression de 16% depuis le Brexit, contre 18% pour le Livex 1000.

Une des causes de cette hausse du Livex serait la crainte de l’augmentation des droits de douane. En effet, ceux-ci peuvent être appliqués, la Grande Bretagne ne faisant plus partie des états membre de l’Union Européenne. De ce fait, un achat massif en anticipation de cette hausse des taux à l’importation a été enregistré, d’où de fortes ventes réalisées en grands crus bordelais depuis près d’un an après la signature du Brexit. On note également que les amateurs de grands crus anglais achètent leur vin 15% plus cher qu’il y a quelques années. En savoir plus sur Patriwine.

Avec le réchauffement climatique, les Anglais commencent aujourd’hui à produire leur propre vin, ce qui toutefois n’affecte en rien leur penchant pour les grands crus bordelais qu’ils considèrent toujours comme étant des valeurs refuge.